27.8.09

MAN - Costa do Marfim - No ano passado foi assim

«Voici un petit rapport de mon voyage en Afrique, plus précisément à Man, du 18.10. - 01.11.2008.
Après 6 heures d'avion entre Paris et Abidjan, la Sœur Anastasie d'Abidjan est venue nous accueillir à l'aéroport. Je suis partie en compagnie de M. José Luemba, membre de notre Comité et ami personnel de la Sœur Geneviève à Man.
Le lendemain nous sommes partis en voiture vers Man, +- 700 km sur des routes plus ou moins abîmées, selon les endroits.
En arrivant à la ville de Man, il y a des postes toujours gardés par des rebelles, qui contrôlent encore la ville depuis la guerre (de 2002-2004). Tout a été saccagé et abîmé. Il n'y a plus de préfecture, plus de bâtiments qui sont restés intacts, il n'y a pas de Postes, strictement rien. Les habitants de Man ont été complètement oubliés par les autorités.
Le lendemain, les deux monitrices du Centre qui s'occupent de nos enfants, avaient prévus de me faire visiter quelques familles des enfants parrainés.Nous sommes parties très tôt, car vers 10h00 le soleil ardent devient insupportable. Pendant les longs parcours à pieds sur la terre rouge, j'ai vu partout des ordures (celles qui ne sont pas biodégradables seront brûlées), les petits ruisseaux très impropres, partout des mouches, des enfants qui jouent dans la saleté, etc. Arrivées dans les familles, j'ai toujours été très bien accueillie, les enfants mal habillés, une pure misère. Dans leurs maisons à deux pièces, les enfants dorment tous dans une pièce sur une natte (tapis) par terre. Au plafond il y a un moustiquaire pour tout le monde pour se protéger des moustiques (paludisme) très dangereuses. Dans l'autre pièce dorment les parents.Dehors il y a un endroit où ils font la cuisine par terre sur un feu de bois, des WC il n'y ont a pas, ou il y a un trou plein de mouches. La douche c'est de l'eau prise dans leur puits, c'est tout. Pour une européenne, c'est dure de voir des enfants et des humains vivre dans ces conditions. Mais c'est pour témoigner de tout ça que je suis partie. Et je suis heureuse, car j'ai été très bien accueillie de la part des Sœurs du Centre (Sr Geneviève, Sr Marga, Sr Isabel) et aussi de la part des familles de nos enfants. Tout le monde met le sourire sur leur visage triste et marqué par une guerre cruelle.»

T. Rehlinger
http://www.anges-afrique.com/index.html

Sem comentários: